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Pédiatrie de Kimbondo : les projets

Depuis plusieurs années maintenant, Padre Hugo, en collaboration avec des hôpitaux italiens, organise le rapatriement d’enfants en Italie pour y subir des interventions lourdes.  La Fondation prend en charge les frais relatifs à leur transport jusqu’en Italie (visa et autres formalités, vol, …) et Padre Hugo accompagne les enfants jusqu’à l’hôpital où l’intervention aura lieu. Une fois arrivés sur place, les enfants sont entièrement pris en charge par les hôpitaux qui réaliseront l’opération.  Des familles d’accueil s’occupent de l’accueil des enfants, de leur encadrement et de leur prise en charge durant leur convalescence.  Les opérations sont tellement lourdes que les enfants restent en moyenne six mois en Italie.  Padre Hugo retourne en Italie chercher les enfants une fois que ceux-ci sont en état de revenir avec un cœur tout neuf !

De plus en plus Padre Hugo tente de sensibiliser ses enfants à la nécessité pour eux d’apprendre un métier.  Pour ce faire, il a créé au sein de l’école un atelier de menuiserie où du matériel de haute qualité est mis à la disposition des élèves.  Ils apprennent actuellement à réaliser des portes et fenêtres qui viendront sur le bâtiment de Nzimbi où se trouvent les chambres des adolescents.   Il serait bien à l’avenir que les enfants puissent construire eux-mêmes leurs bancs d’école qui manquent aujourd’hui cruellement.

Des machines à coudre sont également mises à la disposition des filles pour apprendre à faire des vêtements ou autres confections (sacs, portes mouchoirs, portes gsm, …).

A terme, un projet pourrait voir le jour qui permettrait à la Fondation de vendre la production de l’école tant en menuiserie qu’en couture à des prix concurrentiels.  Les bénéficies permettant de racheter du matériel de base pour leurs confections.

Concernant les enfants handicapés, de nombreux progrès ont été réalisés.  Un programme de développement a été rédigé qui prévoit d'adapter la structure au nombre toujours croissant de pensionnaires : les locaux ont été restructurés, le personnel mieux sélectionné afin d'avoir une approche sociale et éducative la plus adaptée possible.  Plus que tous les autres, ces enfants ont besoin d'amour, de soutien et de soins appropriés.

Padre Hugo insiste aussi sur la nécessité d'apprendre à vivre en autonomie maximum et de nombreuses actions sont entreprises en ce sens via la pisciculture, l’élevage et l’agriculture.  Aujourd’hui des élèves apprennent à cultiver de nombreux fruits (papaye, maracuja, mangues, …) et légumes (avocats, courgettes, salades, tomates, aubergines, manioc, …).  Un élevage de cochons a été créé sur le site de Matshuku où des dizaines de cochons sont nourris et amenés à la reproduction.  De même, divers points d’eau ont été aménagés afin de permettre l’élevage de poissons au sein même de la fondation (le tilapia essentiellement à ce jour).

Malheureusement la fin de l'année 2010 et le début 2011 ont été catastrophiques pour la Pédiatrie.  En effet des pluies torrentielles ont provoqué une terrible érosion et un éboulement de terre.  Les cultures ont été détruites, les poissons piégés dans la boue, les cochons, poules et chèvres sont très peu à avoir survécu.  Ce fût un choc terrible pour la Pédiatrie qui a tout perdu.

Confiant en la vie, Padre a décidé de ne pas en rester là : il a en effet acheté plus de 1200 hectares de terre à environ 150 kms de Kimbondo, à Kinta (terres plus fertiles et moins sujettes à l'érosion) en vue de privilégier la culture et de générer des rentrées d'argent pour la pédiatrie.  Comme phase de démarrage, 17 hectares sont cultivés aujourd'hui avec du manioc, des palmiers pour la récolte d'huile de palme et la plantation de mangoustier pour la récolte de ses délicieux fruits riches en vitamines.

De plus, la Fondation a acheté quelques 86 vaches qui aujourd'hui sont élevées à quelques kms de la pédiatrie dans un endroit abrité de l'érosion.  L'objectif à terme serait d'avoir 600 têtes de bétail.

La réussite de tous ces projets serait que le centre puisse vivre en autarcie complète d’un point de vue alimentaire.

 

Toujours dans ce même souci d’autonomie, Padre Hugo a fait construire en son temps un système de pompe permettant de faire remonter l’eau d’une source vers l’ensemble de ces infrastructures.  Il est évident que cela à nécessité un coût de base énorme et suscite encore beaucoup de soucis notamment en raison des problèmes d’électricité et des nombreux accidents dus à la foudre (qui a déjà fait pas mal de dégâts au sein de l’infrastructure).  Ce mécanisme ne peut fonctionner sans l’assistance d’un groupe électrogène puissant.  Aujourd’hui des projets visant à permettre une meilleure récolte de l’eau ont été réalisés : un puit a été construit afin d'avoir en tout temps de l'eau potable à disposition. 

Un problème majeur subsiste : l’absence d’eau potable dans la majorité des pavillons où les enfants vivent.  Vu les fortes chaleurs, bon nombre d’enfants souffrent de déshydratation.  Il est primordial et urgent de réfléchir au développement d’un projet visant à offrir de l’eau potable à chaque enfant…

Grâce à une énorme mobilisation en Italie, un nouveau projet a vu le jour : la construction d’un nouveau centre de transfusion qui permet à la fondation de devenir le centre de référence pour la zone de santé Mont Ngafula. Il faut savoir que la malaria notamment est une maladie qui nécessite bien souvent une transfusion sanguine.  Or la poche de sang est plus qu'onéreuse dans ce pays.  Padre souhaite donc que la Pédiatrie devienne un véritable centre de prélèvement et de transfusion ce qui permettra de sauver de nombreuses vies.  La recherche de donneurs reste fondamentale.

Padre Hugo souhaite également construire un pavillon chirurgical pour les cas graves et urgents couplés d’un centre de soins intensifs.